Style // Who’s Next Paris 2014 : rencontre avec XY XX et Stéphanie Vaillé deux marques à suivre de très près

3 Posted by - 31 janvier 2014 - Style

Du 25 au 28 janvier 2014, journalistes, personal shoppers et détaillants se sont retrouvés au très pointu salon Who’s Next du prêt-à-porter et d’accessoires ; quatre jours d’effervesence durant lesquels des milliers de créateurs ont dévoilé leurs nouvelles collections pour la saison automne-hiver 2014-2015. Quatre jours de défilés, de conférences, de shopping, d’ateliers et d’apéros à la salle de jeu qui se remplissait d’alcooliques dès 19h.

© Hey Jack

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Cette année, l’organisation du salon est restée fidèle à celle de juillet 2013 en divisant l’offre en quatre parties : les annexes Who’s Next Accessories pour les accessoires et Who’s Next Ready-to-Wear pour le prêt-à-porter avec des marques relativement connues pour la plupart ; et puis les sous-annexes Première Classe (accessoires) et Fame (prêt-à-porter) pour les nouveaux créateurs. En scrutant attentivement du côté de Fame, on pouvait donc tomber sur des créateurs de talent et encore peu connus pour la plupart. Par la qualité de leurs tissus ou l’originalité de leurs modèles, certains se démarquaient plus que d’autres. Ce fut le cas de XY XX et de Stéphanie Vaillé

Cécile Dallançon (Paris) et Kyuho Lee (originaire de Séoul, en France depuis 2010) sont les deux créateurs derrière la marque XY XX, dont le stand nous avait tapé dans l’oeil à cause de la vision lointaine de Kyuho et de ses longs cheveux à la Alexander Wang. Après avoir enfin obtenu son diplôme d’ingénieur civil à l’université de Séoul (il avait du s’arrêter un moment pour passer son service militaire, obligatoire en Corée), Kyuho Lee s’est retrouvé à bosser en tant qu’acheteur au sein d’une petite marque pour enfants. Au-delà de ça, sa mère travaillait déjà dans un pressing. Il fut donc très vite imprégné par le vêtement et décida, en 2010, de venir étudier la mode à Paris. C’est là qu’il rencontra Cécile Dallançon qui, après une école de graphisme et de communication visuelle ainsi que quelques échecs pour rentrer à Dupérré et aux Arts Décoratifs de Paris, s’était finalement retrouvé à Esmod, l’école de mode du 9e arrondissement. A l’été 2012, tous les deux en vacances à Séoul, ils visitent le quartier des tissus de Dongdeamun et prennent alors la décision de travailler ensemble. Quelques mois plus tard, ils se présentent au Festival des Jeunes Créateurs de Dinard (2013), gagnent le prix, et créent XY XX dans la foulée. Le nom de la marque représente son concept : une griffe où le vêtement est travaillé pour s’adapter aussi bien à l’homme qu’à la femme. Sans forcément être unisexe (sauf dans le cas des t-shirts et des sweaters – les produits mailles en général), la marque peut être qualifiée de mixte. Au final, ça donne une collection où le cuir côtoie le drap de laine et le métal (!) dans des tons très monochromes (beaucoup de noir profond, un peu de bleu marine et de gris).

© Hey Jack

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Collection automne-hiver 2013/14

Pour la mode féminine, Stéphanie Vaillé fut une bonne découverte. Originaire de Montpellier, la créatrice à la marque éponyme a d’abord bossé plus de dix ans pour des grandes griffes de luxe et des marques de prêt-à-porter, avant d’avoir finalement envie de lancer sa propre marque, en 2010. Se démarquant de ce qu’il se fait déjà sur le marché, en quête des matières inédites à développer dans ses collections, Stéphanie Vaillé parcourt le monde, va à l’encontre des artisans locaux, sélectionnant broderies et imprimés originaux. Ainsi ses collections se composent-elles de matières nobles et recherchées chez les nanas des années 2000, comme le cuir, le daim ou la fourrure, mais aussi de broderies et d’imprimés traditionnels. C’est par ce procédé que le style Stéphanie Vaillé est reconnaissable entre mille, mélangeant les trois valeurs phares de ces dernières années : la bohème, le rock et le glamour.

Aperçu de la nouvelle collection

© Hey Jack

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Ancienne collection

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La créatrice a déjà séduit l’Europe, le Japon et les Etats-Unis mais ne possède pas encore sa propre boutique. Avec ce succès, nul doute que ça devrait se faire très prochainement. Points de vente ici.

 

KK – 31/01/2014

Photos : Rosalie Charrier

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