Nocturne // Sexe, drogue et électro nouvelle génération

0 Posted by - 2 mars 2013 - Nocturne

Un épluchage minutieux des invitations Facebook aux évènements, elles arrivent par centaines. Impossible de résister, la programmation parisienne de ces derniers mois a été relativement jouissive, et prochainement on nous annonce entre autres Paul Kalkbrenner au Zénith (le 3 mars), Booka Shade à la Gaieté Lyrique (le 6 mars), Denis Ferrer au Showcase (le 16 mars). Les organisateurs redoublent d’inventivité, et c’est la course aux Dj, grâce à la concurrence les programmations sont de plus en plus attrayantes. La nuit parisienne renaît de ses cendres, Paris est enfin redevenue un endroit où les soirées ne se ressemblent pas. La Capitale ne meurt plus et ses soirées font à nouveau couler de l’encre.

De cette renaissance donc, découlent de nouveaux phénomènes, sexe, drogue et électro qui s’étaient déjà immiscés dans nos nuits, submergent désormais nos écrits. Impossible de nier que ces soirées nous donnent à voir pas mal de choses, un monceau (carrément) d’expériences, qui plus est exploitables avec un peu d’imagination. C’est un peu ça notre génération aujourd’hui, tester le salon de l’agriculture sous LSD et/ou kétamine (vous avez jusqu’au 3 mars) en faire un article, hésiter entre le festival Weather et le Marvellous Island. L’un des deux scellera peut-être le cri de notre génération, un Woodstock électro ? Une chose ne fait pas de doute, des reports seront faits. Plus ou moins provocants, plus ou moins drôles, plus ou moins professionnels, mais tous publiés et lus par nous. Nos expériences nocturnes, et les nouveaux webzines axés nouvelles cultures/subcultures (et accessoirement la maîtrise de la langue française et de son orthographe) nous offrent la possibilité d’écrire, de raconter et de critiquer. Chacun de nous peut désormais être publié en racontant son expérience dans une rave, en critiquant telle ou telle soirée, le trash et l’électro s’accordent plutôt bien. Provocation, mais pas seulement. Un souffle de liberté et de plaisir assumés, l’impression de retrouver la cohésion du mouvement hippie, avec moins de lsd et plus d’amphétamines.

Adieu donc machines à café et galères en tailleur pour certains, la nuit crée de nouvelles vocations : les nouveaux rédacteurs, journalistes ou encore bloggeurs. Ces reporters de l’extrême ont désormais une place de choix sur le web, leur activité est mi sociale / mi professionnelle, mais toujours dans le plaisir. Une nouvelle génération, une nouvelle écriture, de nouveaux sujets. L’électro qui est aujourd’hui la mouvance principale, est un signe d’appartenance, de volonté « d’autre chose » et de polyphonie.

 

A.D. – 02/03/2013

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