Musique // Vendredi : « Veneris Dies »

1 Posted by - 20 mars 2014 - Pop

Petits poulains de l’écurie NØ FØRMAT, Vendredi est un duo composé de deux jeunes producteurs français et ils viennent de sortir leur premier EP, Veneris Dies, et on peut dire que le résultat est surprenant (avant de faire les présentations, jetez un oeil à ce clip bestial et terriblement esthétique).

Jeune label indépendant, NØ FØRMAT s’étend et déploie progressivement ses aises dans la petite industrie musicale française, comme le démontre certains de ses artistes phares comme Melissa Laveaux et Vincent Segal. Aujourd’hui, le label nous fait la promotion de Vendredi. Tout droit venus de Paris, les deux mecs à la tête de ce groupe ont sorti leur premier EP, Veneris Dies, le 3 mars dernier. Composé de six morceaux aux noms énigmatiques et parfaitement accrocheurs (spécial thumbs up pour « Vallium »), cet EP s’inscrit comme un travail personnel et propre à eux. A l’heure où beaucoup se contentent de piocher leurs beats et rythmiques dans leur bibliothèque de sons, Vendredi s’aventure et va bien au-delà. Obsédés par les bruits qui les entourent, Pierre-Elie Robert et Charles Valentin se distinguent du commun des mortels en construisant chacun de leurs morceaux sur des bruits, des sonorités enregistrées ou des voix entendues dans la rue. Un travail qui n’est, certes, pas nouveau (Jaar s’était lui aussi brillamment mis à la tâche sur Space is Only Noise) mais qui sait apposer sa propre signature. Vendredi signe un premier EP aux confins d’univers éloignés, enclin au minimalisme de Nicolas Jaar et à la fantasmagorie de James Blake. Les sonorités évasives qui ornent chacun des six titres surprennent tantôt par leur légèreté (« Golnaz ») et leur caractère beaucoup plus sauvage ( « Le Vide et la Lumière »), sans pour autant déplaire. Loin de là, c’est conquis qu’on sort de cette écoute. Un EP à vivre et à écouter comme on découvre un trésor, une trouvaille regorgeant d’éléments et de richesses. La cohérence certaine des titres fait de Veneris Dies un travail construit et structuré autour d’incantations chamaniques et faisant de la douceur de chacun de ces morceaux le véritable mot d’ordre de l’EP. Apaisés et envoûtés par cet onirisme de sons, Vendredi nous jouent ici de leur magie. Sous ce contrôle, on ne peut qu’être certain d’un avenir prometteur. Victoire, cheers.

 

Valentin Etancelin – 20/03/2014

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