Style // Lucy Mcrae : fascination du corps

1 Posted by - 30 janvier 2013 - Style


Elle transforme et sculpte les corps à sa façon, Lucy Mcrae fait preuve d’audace et de spontanéité pour nous faire découvrir sa vision de l’espèce humaine.

Cette jeune artiste australienne qui a suivi un double cursus de danseuse et d’architecture au Royal Melbourne Institute of Technology nous donne une perception singulière des corps et fait d’elle une « architecte du corps ». La vision du corps est transformée et assimilée à une structure sans forme qu’elle va mouler avec différents matériaux. Elle révolutionne tout simplement les règles et l’organisation humaine pour interpréter leur beauté. Cette vision novatrice et embryonnaire fait d’elle un précurseur d’une science technique corporelle. Comme un peintre prend un pinceau et une toile, elle prend un corps nu (de préférence) et créer de nouvelles formes anatomiques avec l’aide de différents matériaux les plus incongrus et improbables possibles. En passant d’épingles à nourrices à de l’herbe (celle de notre jardin) en finissant par des cotons-tiges imbibés d’encre, elle recréer l’anatomie humaine. Cette architecte du corps comme elle se revendique, travaille la matière comme le caoutchouc ou des punaises en fonction d’un corps, de sa position. La matière en se mêlant au corps devient une œuvre d’art incontestée.

La science et la beauté s’entremêlent dans ses créations corporelles, il n’est pas question du beau mais d’une réalisation purement technique et esthétique. Le corps entier ou une simple partie comme les seins ou le visage devient une base sur lequel des matériaux viennent donner vie. Ces matières sont éphémères et les formes existent pendant l’espace d’un instant comme la mousse sur un corps qui demande une interprétation à travers une photographie et qui rend ces œuvres subtiles. C’est parfois une seconde peau, un surplus, une transformation intégrale; son travail provoquant et presque grotesque attire l’oeil par une indignation qui intrigue. Ces créations anatomiques modifient complètement le corps humain sous l’oeil d’une architecte qui explore les moindres recoins du corps en cherchant à renouveler leurs images par le biais de couleurs, de matériaux qui reflètent une vision design et atypique en libérant des émotions inouïes.

 

 


Mélanie Taverny – 30/01/2013

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