Art // Portrait du photographe Hugo Bacoul

2 Posted by - 13 janvier 2016 - Art

Hugo Bacoul. 23 ans. Photographe. Portraitiste. Amateur de blues et de la couleur bleu outre-mer. Aime Brel. Et le chiffre  2 car « A deux, c’est mieux ».

 Ces brefs résidus d’un portrait chinois pourraient nous indiquer de manière succincte qui est Hugo Bacoul, seulement, c’est sous la douce et chaude mélodie « Coffee Cold » jouée par le pianiste Galt MacDermot que le jeune photographe s’est livré. Hugo n’a pas peiné à nous avouer son plus grand faible et sa passion : L’IMAGE.

Hugo Bacoul ©

C’est parce qu’il a toujours été intéressé par l’art, que la photographie est pour lui, un moyen de combiner tous types de domaines artistiques. Le boitier noir qu’il tient entre ses mains lui permet d’être au carrefour de plusieurs disciplines. Et comme tout travail s’apprend, Hugo commence à vouloir « capter l’autre » » dans son adolescence et concrétise cet élan avec un diplôme de Photographie en alternance près de Paris. Il sait se montrer conceptuel et faire de son métier « une représentation du réel ». Ce n’est donc pas pour rien qu’il est adepte des photographies en noir et blanc. Ces deux couleurs qui n’en sont pas en réalité, relèvent selon lui d’une neutralité qui se doit d’être travaillée, approfondie. Quand il shoote, il concrétise un échange, surement sa plus grande fierté. Et par cet échange, il transmet des émotions, les siennes et celles du modèle en face de lui. Il sait s’effacer, et ce, au profit de chacune de ses muses.

Altruiste, ses modèles font preuve de sensibilité, de fraicheur et de personnalité qu’il cherche sans cesse à nous montrer. Alors qu’il les guide dans leurs moindres expressions, cet acharné et passionné du travail se laisse lui, guider par l’humain et prend plaisir à le mettre au centre de sa vie, de sa perception photographique. Tel un équilibriste, il oscille entre subtilité et suggestion. A travers des « hors-champs », il fait place à l’interprétation, car après tout, l’art est une question d’interprétation.

 Hugo Bacoul ©

Comme tout artiste, Hugo  s’inspire et ne s’en cache pas, alors oui, il admire les travaux de photographes comme Richard Avedon, Peter Coulson et Erwin Ollaf. Il aime aussi chercher l’inspiration dans des concepts qui l’intriguent comme les paradoxes, la féminité ou les rapports humains.  Ce photographe qui croit au bonheur, veut faire de la photographie un temps de partage et de liberté. Un brin utopiste, à la recherche de l’idéal, il veut communiquer sa vision des choses, sa perception. Alors qu’il lui est source d’inspiration, Hugo s’illustre dans l’excellent paradoxe de la photographie vers lequel il ne cesse de tendre: un égoïste partage ! Encore à ses débuts, Hugo nous fait la promesse d’un bel avenir, d’un avenir capté par la photographie.

 Hugo Bacoul ©

Hugo Bacoul a toujours 23 ans et c’est un photographe avéré. Il souhaite continuer de travailler le  portrait. La musique Jazzy « coffee cold » est à écouter et la couleur bleu outre-mer à regarder. De même pour les poèmes de Brel si vous voulez percer à jour Hugo. Et il ne travaille jamais sans sa première muse.  Maintenant on sait pourquoi « A deux, c’est mieux ».

 

Mélanie Taverny – 13/01/2016

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