Critique // Les Paradis Artificiels ou un film artificiel ?

0 Posted by - 30 octobre 2012 - Pop

On notera la référence à Charles Baudelaire, lui même inspiré par l’ouvrage de De Quincey, Confession d’un Anglais Mangeur d’Opium. On imagine ces derniers à la vue du film : overdose assurée.

Car, comme son nom le stipule très bien, le nouveau film de Marcos Prado parle de drugs et surtout de l’univers qui se construit autour : une rave, des dealers, une histoire d’amour sensuelle accompagnée d’une pointe de désinhibition. Rien de plus, rien de moins. Et puis des flashbacks a n’en plus finir.

Adepte des oeuvres mi-fictionnelles, mi-documentaires, Marcos Prado nous propose ici un film bien stéréotypé et sans fond, comme si son immersion dans le milieu ne l’avait que très peu marqué. A croire que l’artiste promeut la drogue et néglige ses conséquences, encourageant ainsi la poignée de désoeuvrés et de tocards finis, la même qui avait adulé les épopées de Paul K dans Berlin Calling, à partir illico presto sur les plages paradisiaques du Brésil pour s’envoyer quelques goûtes de GHB et mourir enfin en paix.

Au-delà de ça, on y trouve une belle rencontre entre une DJ (Nathalia Dill, qui passe une fichtre partie de son temps à poil) et un passeur d’extas torturé par la mort de son père, deux personnages qui baisent à coup de gouttes sur la langue.

Le film était en libre accès hier soir sur Dailymotion. Ce qui l’ont loupé ne perdent rien et iront plutôt mater Enter the Void de Gaspard Noë, bien plus percutant.


 

Hector Beguin – 30/10/2012

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