Expos // La semaine de la mode… mais côté galeries

0 Posted by - 27 septembre 2013 - Art

La semaine de la mode bat son plein à Paris et pique-assiettes surlookés et autres wannabe photographes en quête de reconnaissance sont sur les dents pour tenter une incruste aux défilés et aux afterpartys, histoire d’y gratter quelques 06 prestigieux, au mieux, ou quelques verres, au pire. C’est dans cette ambiance de parasites que s’ouvre demain au grand public la première rétrospective consacrée au créateur Azzedine Alaïa. Pour ceux nés après 1990 – bons représentants de la génération Y dopée à Instagram et Alexander Wang – qui ne connaitraient pas Alaïa, c’était un peu la star du prêt-à-porter avant l’éclatement de la bulle Internet. Les longues robes ultra-moulantes effet seconde peau des années 80-90, c’est lui.

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Mais ce qui rend ce type si bon, c’est son dédain. La mode peut bien être touchée par un consumérisme pressé qui oblige les marques de prêt-à-porter de luxe à trouver des tendances tous les deux mois, Azzedine Alaïa n’en a rien à foutre. Peu concerné par les tendances annuelles, il n’était jamais là pour les grands rendez-vous névrosés de fashion week. Lagerfeld ? Wintour ? Rien à faire non plus, et quand le créateur d’origine tunisienne accède, en 2011, à la clique très fermée des maisons de haute couture, tout le staff du Vogue US est boycotté de son défilé. Un putain de personnage, donc. Et l’expo du 28 septembre s’annonce toute aussi détonnante. Déjà parce qu’elle s’opère en même temps que la réouverture du musée Galliera qui, comme Alaïa, est un peu un mythe du fait qu’il détient la palme du plus ancien musée de la mode à Paris. Ensuite, y seront exposées près de soixante pièces – de véritable œuvres d’art quand on sait le temps et la technique mis pour les façonner – mises en scène par le designer Martin Szekely. Les pièces sont intemporelles et on ne sait plus vraiment à quelle génération elles appartiennent tant le créateur n’a jamais suivi la mode, gardant seulement le même but en tête : sublimer.

- Alaïa au musée Galliera. EXCEPTIONNELLEMENT, l’accès à l’exposition sera gratuit samedi 28 et dimanche 29 septembre.

Dans la même lignée, il faudra ensuite se rendre à l’exposition Back to Backstage pour découvrir le travail de Gérard Musy, l’un des premiers photographes à capturer l’ambiance en backstage des défilés, dans les années 1980. Avec Alaïa, normal, mais aussi Christian Dior, Mugler, Saint Laurent… Musy s’infiltrait partout.

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Naomi Campbell et Tatjana Patitz au défilé Alaïa en 1987. © Gérard Musy

- Back to Backstage à la Galerie des Nouvelles Images de l’hôtel Scribe, jusqu’au 7 novembre 2013.

 

KK – 27/09/2013

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