Cinéma // Le Grand Méchant Loup

1 Posted by - 17 juillet 2013 - Pop

Avec cette chaleur agressive, nous, à la rédaction, on a préféré se planquer à l’abri dans un ciné pour éviter le soleil. Dans Le Grand Méchant Loup, les trois frères Philippe (Benoît Poelvoorde), Louis (Kad Merad) et Henri (Fred Testot) n’ont pas su bien se planquer derrière les murs de leurs foyers respectifs pour éviter les tentations. Le nouveau film de Nicolas Charlet et de Bruno Lavaine (La Personne aux Deux Personnes) nous raconte comment les trois quadras de Versailles vont tomber, un à un, dans le piège et l’adrénaline de rendre sa femme cocue, avec tout ce que cela implique : le secret, la découverte, les remises en question…

Une histoire donc simplissime pour un film dont on est ressorti le sourire aux lèvres. Concrètement, le film est drôle. Point. Il est très important de le préciser quand on sait que beaucoup de films français récents classés dans la catégorie « Comédie » n’avaient pas réussi à nous faire tirer un millimètre de ride. Avec Le Grand Méchant Loup, on rigole souvent, fort, voire longtemps et ça, ça faisait longtemps.

Evidemment, le film doit beaucoup à l’exceptionnel Poelvoorde – son jeu d’acteur semble vraiment n’avoir aucune limite – dont les névroses de son personnage surexcité défoncé à la caféine ont vite fait de devenir mythiques. Poelvoorde occupe d’ailleurs une place de choix dans le montage du film, dont la narration est découpé en trois temps, avec à chaque fois un des trois protagonistes qui retranscrit ses mésaventures (et celles de ses frères au passage) selon son propre champ de vision. On a pas eu le réflexe de chronométrer mais, à la louche, l’adultère narré par Philippe/Poelvoorde doit remplir la première grosse moitié du film… et c’est pas pour nous déplaire. A côté de ça, Kad Merad tire bien son épingle du jeu, et les réalisateurs ont concocté juste pour sa pomme un dénouement des plus burlesque et débile, histoire de recentrer un peu l’attention sur lui. Du coup, Fred Testot apparaît plutôt effacé à côté de ces deux charismatiques collègues et, sans se faire chier, on regarde la partie qui lui est consacrée de manière tout juste polie, sans s’enthousiasmer pour autant. Même la femme avec qui il trompe son épouse semble avoir du mal à aligner plus de deux mots et n’a pas l’ardeur d’une Cristina Reali ou d’une Charlotte Le Bon.

Peu importe. On a là un film frais au scénario simplet, mais qui doit tout à une narration et un montage différents de d’habitude, un humour franc et efficace, la simple présence de certains de ses acteurs (mention spéciale à Zabou Breitman) et une douce atmosphère de conte de fée versaillais, aseptisé et – très légèrement – misogyne.

Note : 7,5/10

 

KK – 17/07/2013

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