Cinéma // Palo Alto

0 Posted by - 16 juin 2014 - Pop

Au cinéma, il suffit d’une scène ou d’un moment pour se sentir bien et savoir si va aimer ce film. Il existe des films comme cela, pas parfaits, qu’il faut raccourcir, maladroits et souffrant de références écrasantes. Il en existe et le premier long métrage de Gia Coppola, adaptation d’un roman de James Franco, en fait partie. Pour notre plus grand bien.

Chronique adolescente sous spleen auscultant le mal être de ces jeunes personnes qui vont se chercher, pleurer, grandir ou se laisser consumer, la première oeuvre de Gia se veut être un doux mélange du cinéma de Gus Van Sant et du premier long de sa tante, Virgin Suicides (avec en moins le côté esthétique limite clipesque et le type « film cocon en coton »). Ce qui intéresse Gia, là, c’est de suivre trois ados au bout de leurs limites, donc avec introspection, tout en incluant BEAUCOUP d’humour dans les scènes. Le film est léger et grave, vraiment drôle, mais bizarrement traversé sans cesse d’une ombre qu’on ne peut saisir, mais bien présente. La bande originale est majestueuse (Mac Demarco, Blood Orange…), les cadrages sont maitrisés (Gia utilise jeux de lumières et plans architecturaux et végétaux avec merveille) et les interprètes sont tous parfaits (le fils de Val Kilmer est une des révélation du film). Certaines scènes restent même en tête bien après la projection (comme celle de la fête ou celle de la piscine). En bref, une chronique attachante avec des personnages avec une belle profondeur et complexes, traversés de fulgurances bienvenues. Gia, maintenant débarrasse toi des influences de ta Sofia chérie et livre nous la prochaine fois un deuxième film affranchi de tes influences familiales. Fais nous vibrer et on s’inclinera avec respect. Bien à toi.

 

Gabriel White – 16/06/2014

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