Cinéma // Le film du mois : « 12 years a slave »

0 Posted by - 27 janvier 2014 - Pop

Il faut que vous savoir une chose : oui, les chefs-d’oeuvre existent encore de nos jours et le nouveau McQueen ne déroge pas à la règle de ses deux précédents, Hunger et Shame.

12 Years A SLave narre le calvaire d’un homme noir respectable, marié et père de famille, un homme libre qui va être kidnappé et vendu comme un objet (on y reviendra) et qui va vivre une odyssée traversée de moments éprouvants et cruels, autant pour lui que pour le spectateur. Oui, le spectateur, pauvre être impuissant, assis sur son doux siège, assistant à des horreurs : notre personnage, Solomon, va être frappé, humilié, fouetté, pendu… Mention spéciale à cette longue séquence en plan fixe où Solomon, la corde de pendaison lui tiraillant le cou, reste des heures sur la pointe des pieds pendant que des enfants jouent derrière et que personne ne lui prête attention. Ce film est le combat d’un homme qui voulait vivre et qui va devoir survivre pour retrouver sa femme et ses enfants.

12ys

McQueen ne lâche jamais son personnage, collant au plus près de sa souffrance, disséquant avec minutie les ravages de l’esclavage, posant un regard réaliste sur les conditions de vie de ces hommes et femmes qui n’avaient plus leur nom, dotés d’autres sobriquets, traités en objet et mis à morts quand les gens en ont décidé. Tableau atroce tiré de la propre expérience de Solomon, le film étant tiré d’un bouquin autobiographique. Parlons de la brutalité physique de l’oeuvre : on aura rarement morflé au cinéma, tant les scènes de violence sont d’un réalisme terrifiant. Les acteurs sont tous phénoménaux (Fassbender – habitué des films de MacQueen – Pitt, Cumberbatch et Dano), la bande originale de Zimmer arrache une larme et la mise en scène du metteur en scène est magistrale. Bref, ce film est grand, très grand, et nécessaire. Un chef-d’oeuvre, on a dit.

10/10

12ys2

Gabriel White – 27/01/2014

Aucun commentaire

Laissez un commentaire