Art // Street art : Clet Abraham à la galerie Artistik Rezo

0 Posted by - 11 mai 2015 - Art

Pour sa troisième exposition, la galerie Artistik Rezo présente « JEUX INTERDITS », premier solo show de l’incontournable Clet Abraham, connu principalement pour ses détournements audacieux, et illégaux, de panneaux de signalisation.

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Avec « Jeux interdits », Clet décide d’explorer le monde des émotions et des frustrations, en affrontant différentes thématiques comme l’amour, le sexe et l’inno¬cence. Tel un enfant dans un parc, l’artiste de rue utilise l’espace urbain comme aire de jeu et interroge notre rapport aux tabous. Jusqu’où peut-on pousser les règles et frôler l’interdit ?

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« Mon travail sur les panneaux de signalisation est illégal, je le revendique. Je voudrais ainsi faire observer que la légalité n’est pas une valeur absolue, qu’il y a des valeurs bien plus valides, comme le sens des responsabilités et le respect d’autrui. La loi est par définition toujours en retard sur la réalité et par conséquent elle ne peut pas s’imposer sans reconnaître sa composante de relativité. Nous sommes de plus en plus envahis par la signalétique; l’espace urbain délivre quantité de messages unilatéraux, certes utiles, mais pour le moins bêtifiants. Je voudrais qu’à l’unilatéralité du message soit substituée l’idée de réversibilité, qu’un sens nouveau s’ajoute au premier, orientant d’autres niveaux de lecture. L’œuvre d’art doit se rendre utile, elle doit donc savoir se mettre en relation avec les questions contemporaines populaires, sans cadre ni piédestal : lorsque la sacralisation disparaît, il reste la substance, si substance il y a. » - Clet Abraham.

Breton d’origine, Clet s’est installé en Italie il y a maintenant vingt ans. D’abord à Rome, puis à Florence, c’est là-bas qu’il développe, depuis quelques années, la forme de street art pour laquelle il est connu aujourd’hui. Il considère que l’art doit être utile, proche du public et simple, fait non pas pour s’autocélébrer, mais pour servir un contenu.
Après avoir recouvert toute l’Europe de ses stickers, de Paris à Londres, en passant par Amsterdam, Berlin, Milan, Barcelone ou encore Bruxelles, Clet est ensuite parti poser son œuvre encore plus loin. D’abord à New York puis plus récemment à Kyoto et Osaka, où les autorités nippones n’ont pas toléré les détournements de panneau de l’artiste. Clet et sa compagne japonaise sont donc actuellement enlisés dans pas mal de problèmes judiciaires avec le Japon.

 

10/05/2015

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