Art // Converse Space 39 impose le street-art « participatif » au Canal de l’Ourcq

2 Posted by - 16 mai 2014 - Art

C’est qu’on commencerait presque à s’habituer aux plans com’ farfelus, audacieux et terriblement cools de Converse ! Pour célébrer la version printanière 2014 de leur emblématique Chuck Taylor 70, Converse a annoncé une série d’installations aux couleurs vives à travers le monde entier. Le projet Sneakers Clash a ainsi investi 16 villes en Europe, au Moyen Orient et en Afrique pour apporter l’esprit coloré et décalé de la Chuck 70 « dans un monde gris ». Depuis le 10 mai, Converse squatte ainsi le Canal de l’Ourcq avec son nouvel espace dédié à la création artistique. Les artistes Alëxone, Supakitch et Toons ont habillé le Pavillon des Canaux en s’inspirant de l’iconique Chuck et en travaillant sur les camaïeux de couleurs des modèles originaux de notre sneaker préférée. « Nous sommes heureux d’amener Converse Sneakers Clash en Europe », dit Rodney Rambo, VP Marketing de Converse All Star. « La Chuck Taylor a été depuis toujours le support parfait pour s’exprimer librement et nous espérons qu’elle continuera à inspirer de nouvelles personnes à ajouter une touche de couleur où il y en a le plus besoin ».

© Pascal Montary

Véritables références dans le monde de l’art, Alexöne et Supakitch donnent vie au projet participatif du Wall of Clash, censé permettre au public d’interagir avec les artistes et, mieux, de voir réalisées et réinterprétées leurs inspirations. Comment ? Il suffit de tweeter une des tes inspirations en l’accompagnant du hashtag #clashwall pour avoir une chance de la voir sur les façades et dans les pièces du Pavillon des Canaux. Toujours sur Twitter, un Photo Clash sera aussi organisé du 22 au 24 mai avec Thomas Lamadieu. La règle ? Envoyer des photos au profil @Converse les 22 et 23 mai en utilisant le hashtag #clashmyphoto. Le 24 mai, Thomas Lamadieu rencontrera le public pour customiser en live les photos. Les clichés les plus inspirants seront sélectionnés et réinterprétés par l’artiste.

Au final, le Pavillon des Canaux intégralement réinterprété sera exceptionnellement ouvert au public du 1er au 8 juin 2014. Alors, tous à vos smartphones.

Alëxone

Né à Paris en 1976, Alexandre Dizac découvre le graffiti au début des années 90. A partir de 2000, il développe sa technique sur papier et sur toile tout en continuant à explorer les territoires urbains avec son écriture et ses personnages surréalistes. Certains le considèrent aujourd’hui comme l’un des artistes les plus importants de sa génération. Les institutions le saluent avec entre autres une exposition au Centre Pompidou en 2008, rien que ça. La Fondation Cartier pour l’Art Contemporain lui a aussi réservé une place de choix à l’occasion de la rétrospective ”Né dans la Rue”, en 2009. Il a intégré la Galerie Le Feuvre en 2011 et a participé en 2013 au projet Tour 13.

SupaKitch

Né à Bagnolet en 1978, SupaKitch travaille entre Paris, Biarritz, LA et NYC. Compositeur de mélodies graphiques, il joue avec les couleurs comme un musicien avec les notes pour peindre des mélodies graphiques et poétiques aux influences asiatiques et pop­‐romantiques. Les Supanimals peuplant ses peintures se décomposent peu à peu en bass­‐line de fourrure, sample de plumes, flow de nuages et solo de guitare arc-en­-ciel qui se mêlent aux lyrics calligraphés, créant ainsi des symphonies pour les yeux. Un travail conceptuel et esthétique baptisé « Listen To My Picture ». Ces premiers graffitis remontent à 1992 et il expose aujourd’hui dans le monde entier. SupaKitch signe sa première exposition personnelle en 2007, date à laquelle il intègre la prestigieuse Galerie Elegance à Taipei, au côté d’artistes comme Pierre Soulage, Combas, Georges Mathieu, pour ne citer qu’eux.

Thomas Lamadieu

Artiste autodidacte, Thomas Lamadieu se taille rapidement une belle place sur Internet où il publie ses photographies et ses dessins. Ses oeuvres commencent ainsi à circuler de manière virale et de nombreux galeristes, journalistes et amateurs d’arts remarquent et saluent son travail. Il propose plusieurs expositions telles que le Tranoï en 2013 et une exposition à Hong Kong pour le French May en 2014. Sa démarche artistique a pour but de montrer une autre perception de l’architecture urbaine et l’environnement quotidien qui nous entoure, d’inventer avec une imagination sans limites ce que le ciel peut nous dévoiler entre quatre rues, de jouer avec les formes pour pouvoir faire vivre le vide.

© Alëxone

© Alëxone

© SupaKitch

© SupaKitch

© Thomas Lamadieu

© Thomas Lamadieu

 

KK – 15/05/2014

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