Art // Cette semaine, il y en aura pour tous les goûts

1 Posted by - 26 septembre 2013 - Art, Pop

L’homme à nu au Quai d’Orsay et la femme sublimée par Hans Feurer : l’actualité culturelle de la semaine est assez palpitante pour ne pas faire de jaloux. As-tu ressenti la charge érotique qui est en train d’embraser tout Paris ? Non ? En tout cas on a envie d’y croire, ça réchauffe ce début d’automne. En vue des rendez-vous du moment, de toute évidence la volupté s’est invitée dans la capitale.

Pierre et Gilles, Mercure ©

Pierre et Gilles, Mercure ©

____________Eros et Apollon au Musée d’Orsay

Cette exposition réjouira toutes les femmes (mais pas que) lassées de voir exposer leur anatomie à chaque coin de rue sur des 4×3. Non pas qu’il soit désagréable d’être l’objet de tous les fantasmes depuis la nuit des temps, mais un peu de parité en la matière n’est pour déplaire tes mirettes et le Musée d’Orsay propose, le temps d’une exposition temporaire, d’échanger les rôles. L’initiative n’est pas nouvelle mais presque : avant le Leopold Museum de Vienne l’année dernière, aucun musée n’avait songé à faire du sexe fort le thème d’une exposition. Cette absence est significative du peu d’importance donnée à la beauté dans l’imagerie masculine, souvent considérée comme secondaire, voire peu compatible avec la force virile. Ainsi à travers peintures, sculptures, photographies, l’Homme est portée aux nues. Et la nudité lui va si bien. Les pauses lascives et les courbes déliées n’y font rien, « Le seul homme vrai est l’homme nu » disait ce bon vieux Goethe, bien inspiré.

« Masculin/Masculin » – L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours » du 24 septembre 2013 au 2 janvier 2014, au Musée d’Orsay. 

_________________________ 

 

Hans Feurer ©

Hans Feurer ©

____________Le bon goût et la sensualité d’Hans Feurer

Voilà deux mots qui ne s’accordent pas souvent ensemble. Et pourtant, pour notre plus grand plaisir, c’est bien les deux impressions qui transparaissent des exquises photos de Hans Feurer. Plus discret que ses confrères, Hans Feurer n’en reste pas moins l’une des figures incontournables de la représentation de la femme. Depuis la fin des années 60, le photographe suisse nous abreuve de clichés tour à tour poétiques, délicats, sensuels, érotiques… sans jamais n’avoir cédé à l’appel médiatique du « porno-chic » des années 90. La femme de Feurer est toujours désirable, d’une beauté intemporelle, un mirage dont on aimerait qu’il soit vrai (qu’il soit nous, avouons-le). Colette propose donc une plongée inédite dans l’univers du photographe à l’occasion d’un livre consacré à sa carrière. En plus d’un esthétisme incontesté, cette rétrospective est l’occasion d’un panorama à travers quarante ans de représentation de l’imagerie féminine. Quand on peut aller l’utile au (très) agréable…

Exposition Hans Feurer dans ta boutique préférée (quand on te disait que l’on peut allier l’utile à l’agréable), du 2 septembre au 5 octobre

Tu ne sais que choisir ? Mais ne t’impose pas ce choix cornélien et va donc voir les deux, c’est ça la vraie liberté sexuelle. Après tout, il n’y a qu’à traverser la rue de Rivoli ! Aucune excuse pour ne pas aller au musée cette semaine.

 

Louise Farnoux – 26/09/2013

Aucun commentaire

Laissez un commentaire